Nevers – Fabrique Trousseau et Cie

 

Magnifique beurrier polychrome avec 3 mascarons de part et d’autres.

Cette manufacture  est née en 1885. Elle est en pleine voie de prospérité.
Elle occupe 60 ouvriers et peut fabriquer pour 300 000 francs de produits par an. Elle possède deux fours à 10 fournées par mois, consommant annuellement 300 décastères de bois. Cette usine emploie 400 mètres cubes de terre toute préparée et 78 000 kilos d’émail.
Les appareils, non compris les tours, consistant en 1 cylindre à préparer la terre, 4 moulins à émail, etc., sont actionnés par une machine à vapeur de la force de 30 chevaux.
MM Trousseau et Cie emploient également, comme dans l’usine précédente, le système des fosses pour préparer leurs terres. 

La faïence commune entre pour deux tiers dans la production (300 000 Fr.). Elle se vend en France, principalement en Normandie, Bretagne, Vendée, dans tout le centre et à Paris. Le nord et l’est sont fermés, à cause de la concurrence faite par les établissements de ces régions.
La faïence artistique à les mêmes débouchés que celle produite chez M Montagnon, mais elle se vend en moins grande quantité à cause de la récente fondation de cette usine 

Extrait de extrait de « mémoire de la société académique du nivernais » publié en 1890 (tome 4) 

Tiré du site : http://faiencedenevers.fr/au-xixieme-et-xxieme-siecle

http://faiencedenevers.fr/au-xixieme-et-xxieme-siecle

Elle fermera ses portes en 1894

 

  • Pays : France
  • Région : Bourgogne
  • Faïencerie : Trousseau et Cie
  • Année : 1885-1894
  • Type : Faïence
  • Signature : TC ON avec nœud vert
  • Restauré : Non
  • Etat : Bon quelques éclats d’émail

Nevers – Antoine Montagnon

photo photo

L’aventure faïencière de Nevers commence sous le règne de Charles IX. A l’origine en 1565 l’épouse du Duc Louis de Gonzague gouverneur du Piémont fit venir d’Italie toute une famille de faïenciers. Les trois frères travaillèrent peu de temps ensemble. Au cours des 30 années d’activités, les Conrade produisirent des pièces italiennes à décors bibliques ou mythologiques, renaissance ornées de polychromie, de sujets historiés ou de grotesques. Le XVIIème siècle aux multiples manufactures se devait de donner un genre nouveau qui fut surtout marqué par les camaïeux bleus et le blanc fixe. Puis apparaissent bon nombre de faïences d’inspiration chinoise en décor de bleu et manganèse. Au XVIIIème siècle, les conditions de travail sont différentes, on emploie de plus en plus femmes et enfants le plus souvent insuffisamment formés,le courant est alors au genre populaire. La naissance des assiettes patronymiques est donné par le besoin qu’à l’homme de s’exprimer sur la conception de ses droits et sur le monde dans lequel il vit. En 1875, Antoine Montagnon rachète la Manufacture du Bout du Monde. Il relance la production artistique dans la dernière survivante des anciennes manufactures. Sa participation ainsi aux grandes expositions de 1878 et 1889, lui vaut le titre de « Rénovateur de la Faïence à Nevers ». Depuis 3 générations lui ont succédé Gabriel (1899-1937), Jean (1937 – 1978) et Gérard (1978). Beurrier à décor peint polychrome floral de grand feu 3 protomés ou mascarons tête de lion sur le pourtour. Signature au nœud vert.

 

Ci-dessous production de la fabrique dite du « bout du monde » près de la porte de Croux

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CP de 1910

Un article de 1936 traitant des difficultés de l’époque

  • Pays : France
  • Région : Bourgogne
  • Faïencerie : Nevers
  • Année : 1880-1899
  • Type : Faïence
  • Signature : A. MONTAGNON
  • Restauré : oui
  • Etat : Bon